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Les villas royannaises, trésors d’architecture domestique

« Le choix a été fait de ne pas opposer les constructions d’avant et d’après-guerre, mais au contraire de dévoiler les richesses de chaque période », explique Charlotte de Charette. Le livre se présente donc comme une succession de promenades dans les différents quartiers : Pontaillac, Le Chay et Foncillon, le centre-ville, le Parc et l’Oasis. « Avant-guerre, déjà, les villas sont d’une remarquable variété de styles, de formes et de matériaux. L’architecture balnéaire doit évoquer le rêve, l’évasion, l’exotisme », poursuit cette historienne de l’art, animatrice du patrimoine à la ville de Royan. Dans cette diversité de formes, les villas déclinent trois grandes typologies, aisément reconnaissables :
• le chalet, construction de plan rectangulaire, coiffée d’une toiture à deux pans ;
• le cottage, déclinaison d’un modèle anglo-saxon, selon un plan en L qui conditionne une façade dissymétrique et autorise de multiples déclinaisons ;
• le castel, villa qui emprunte au moins un élément à l’architecture castrale.
La fantaisie est apportée par le décor (céramiques, sculptures…) et le mélange de matériaux (brique, pierre, bois, …). Fenêtres, vérandas, bow-windows animent également des façades toutes différentes, tout en assurant le rôle de communication avec l’extérieur, fondamental dans l’architecture balnéaire. Après-guerre, la ville, détruite à plus de 85%, se cherche un nouveau visage, et se tourne vers le modernisme brésilien, celui d’Oscar Niemeyer notamment. Cette « tropicalisation » de l’architecture se caractérise par une tendance héliotropique, et donc par une attention particulière portée sur la relation entre l’intérieur et l’extérieur. Les architectes du nouveau Royan proposent des façades aux lignes courbes ou aux formes dynamiques, employant des touches de couleurs variées et animant les façades de claustras ou de brise-soleils. La ville reconstruite devient ainsi un symbole de la gaieté des années 1950, des congés payés et des loisirs. A Royan, il suffit de lever les yeux pour mesurer l’évolution de l’architecture de villégiature, des années 1850 à nos jours. Les constructions éclectiques du XIXe siècle y côtoient en effet les créations des années Folles et les maisons d’inspiration brésilienne des années 1950. Docteur en histoire de l’art, Charlotte de Charette détaille cette richesse architecturale dans un récent ouvrage, Villas de Royan, à travers la présentation de plus de 80 constructions photographiées par Yann Werdefroy.E
De Pontaillac au Parc, sept villas emblématiques
Les Tilleuls (Pontaillac – Fin XIXe siècle – architecte inconnu).

Les-Tilleuls-avenue-Louise

Cette maison de type chalet, datant de la fin du XIXe siècle, fait un usage exceptionnel de la brique, blanche ou ocre, pour dessiner sur les parois des frises, bandeaux et autres motifs géométriques en incrustation : damier, rosaces, croix… Ce jeu de mosaïque étonnant, créé par ces briques de deux couleurs, est sans égal dans la production royannaise.
Mirabelle (Le Chay – 1956-1958 – entrepreneur : René Barre).

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La villa Mirabelle a retrouvé récemment ses couleurs d’origine, qui soulignent ses particularités. Elle se compose de plusieurs volumes géométriques simples assemblés,
mis en valeur par les détails. Cette villa colorée montre à quel point l’architecture des années 1950 à Royan est ludique, mais aussi savante et recherchée. De petits détails, pratiques ou esthétiques, viennent enrichir les formes pures mais parfois un peu sèches du Mouvement Moderne.
Thalassa (Le Chay – 1954-1957 – architecte Jean-Roger Francq).

L’immeuble Thalassa contribue pleinement à la qualité architecturale du quartier de Foncillon. Composée de deux ailes, il se remarque surtout par le superbe escalier hélicoïdal qui vient se nicher entre les deux. Cet escalier, à limon unique et sans contremarches, est traité comme une véritable sculpture.

France (Pontaillac – 1891 – architecte Marc Roberti).

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France est un exemple presque archétypal de la villa d’écriture balnéaire. Elle présente un plan en U, qui lui permet de développer une volumétrie complexe. À droite, la tour, couronnée d’une flèche d’ardoise, abrite l’escalier de la villa, et lui confère un caractère monumental. France présente une décoration qui tient autant à sa polychromie qu’à
sa modénature. Les murs sont ainsi recouverts d’un enduit ocre jaune, que viennent rehausser des rangées de briques, la pierre des chaînes d’angle et des balcons et le bois contourné des aisseliers, des lambrequins et des huisseries, en particulier celles des combles. À cela, s’ajoutent les éléments sculptés (colonnettes à chapiteaux, petites palmettes…), les carreaux peints et les culs-debouteille de la tour.

Clos tranquille (centre-ville – années 30 – entrepreneurs Lalassere et Perse).

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Cette maison des années 1930, d’esprit Art Déco, évoque un peu un atelier d’artiste, avec ses grandes baies. Moderne, la villa adopte une forme cubique, accentuée par une toiture plate, couverte de tuiles. Le goût général pour la symétrie, le décor et la couleur, apparentent cette maison à l’Art Déco. La lumière joue sur la façade avec les différentes matières, lisses ou rugueuses, claires ou foncées.

Buisson ardent (le Parc – 1913 – architecte : Henri Tauzin).

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Cette villa du boulevard Garnier se démarque des typologies habituelles de l’architecture de bord de mer.
Son plan ramassé et son volume presque cubique, coiffé d’une toiture pyramidale, sont peu courants. L’édifice frappe par le jeu de ses couleurs, blanc et ocre, comme sur le dernier niveau où un appareil en damier alterne rangs de briques et pierres de taille.

Isabelle-Marie (le Parc – vers 1890 – architecte inconnu).

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La villa, de type cottage, présente un plan en L, qui permet de jouer sur l’imbrication de deux volumes et d’offrir un pignon en façade. Plus rare qu’à Pontaillac, l’utilisation massive de la brique permet à cet édifice de se distinguer de
ses voisins. Comme souvent, la clôture participe pleinement au charme de la villa, avec son petit muret de pierre et ses belles ferronneries.

Boomerang

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